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Le Temple des Dieux

Le 2014-06-08 00:49:53 par Numero X.
Il est temps de rendre hommage aux Héros de notre Terre, ceux qui font la pluie et le beau temps, des plus expérimentés à ceux qui débutent à peine leur entrainement, des plus farfelus aux plus professionnels, à Ces Soldats, Hommes et Femmes, toutes races confondues. Certains nous font rêver, d’autres sont morts sur le champ bataille pour défendre leurs idées, d’autres encore vivent cacher, maniant l’épée comme un éclair fendant l’air, électrique. L’eau qui dort ! Mais tous témoignent d’une grande dextérité, d’un savoir-faire que d’autres prennent en exemple ou jalousent jusqu’à les défier en duel, jusqu’à la Mort, pour qu’enfin leur nom soit dans le panthéon des Héros de la Terre des Rois. Ce sont ces histoires, leurs histoires, faites de sang, de sueur, de pleurs, de joie et d’adrénaline que je vais vous conter sans détour tel un charmeur de reptile craintif et pourtant extraordinairement calme prenant plaisir à voir onduler un serpent, hypnotique, devant lui, tout en soufflant dans son pungi.

Suivez-moi, fidèles Tédériens et entrons ensemble dans la mémoire de ces héros hors du commun ! Installez-vous confortablement, tendez l’oreille et ouvrons les portes du Temple des Dieux….

Mon premier périple me fait traverser Les Rapides de Guiquac, à l’extrême Sud d’Ascalon. Cette eau limpide et bouillonnante dont personne ne connait sa source se jette dans le Fleuve Tabutinsac. Elle me fait penser à ces héros bouillant de rage, déterminés quand ils se jettent corps et âme dans la bataille. C’est exactement ça ! Les rapides se jettent à corps perdu dans le Fleuve, sachant pertinemment que l’un rencontrant l’autre, ce sera une bataille sans merci, juste à ce virage de lames, ce point inexorable de rendez-vous.

Je continue ma marche sur une étendue quasi déserte qui me semble une éternité. Ascalon est moins peuplé ici à l’Extrême sud que sur les autres versants. Ça ne me déplait pas d’être seul mais cette solitude, à la longue, pèse sur ma détermination. Je repense à ces Héros que je vais affronter, les yeux dans les yeux, avec pour seule arme, aujourd’hui, face à moi, leur verbe pour me parler de leurs exploits.

J’aperçois enfin les premiers chênes de la Forêt de Pétrifiée. Quelques cités se sont abritées ici, à l’abri des curieux. Pour vivre heureux, vivons cachés ! L’adage se confirme par ici. Je ne connais personne. Ni de nom, ni de vue !

Je ne suis pas bien loin de mon objectif. Je coupe à travers bois, franchis quelques taillis. Je m’arrête un instant quand j’arrive à la lisière, essayant de calmer les battements de cœur. Je sais que derrière le rideau d’arbres devant moi, se situe la cité du Maître dont je dois voir le héros. Je fouille dans ma besace, plusieurs parchemins tombent à terre. Fébrilement, je me baisse, attrape les rouleaux, les replace dans le sac en cuir n’en gardant qu’un. Je le déroule et trouve ce que je cherche.

Je n’ai pas tout en tête, vous vous en doutez et de plus, je ne suis qu’un Orc et vous savez ce que l’on dit d’un Orc, non !

Beaucoup de seigneurs ont répondu suite aux messages que je leur ai envoyés. Beaucoup d’entre eux, n’y ont émis aucune objection. Je vais enfin voir ce premier Héros, un léonite, moi qui n‘en ai pratiquement jamais vu. Pas les léonites. Les héros ! Je pense, du plus loin que ma mémoire puisse se souvenir, je n’ai jamais croisé de Héros. J’ai parlementé avec des seigneurs, dans des endroits de rendez-vous insolites mais je ne crois pas y avoir vu un seul de ces soldats. Je me les imagine colossal, les muscles saillants, le regard dur, le front plissé. Un frisson me parcourt le dos et m’hérisse les poils. Je respire lentement et passe la bordure du bois. Au fond, les Monts Hakes et pratiquement au pied se trouve Sparte.

Je ne m’attarde pas, baisse légèrement les yeux et continue ma descente. Le Léonite doit m’attendre et j’espère qu’il est de bon poil, sans mauvais jeu de mots, car j’ai quelques heures de retard ! La traversée a été plus rude que je ne l’aurais pensé.

Je longe la campagne de Sparte, plusieurs gardes m’interpelle tout du long du trajet. A chaque fois je leur montre d’une main tremblante le parchemin de libre accès du seigneur Léonid As. Puis, au détour d’un potager, il se dresse devant moi, immense avec sa tour et ses créneaux, son annexe au toit rouge et sa lourde porte en chêne. Le Pavillon Fortifié où loge Astinos, le Héros Léonite que je suis venu voir ! J’entre. Pas un bruit. Je passe sous un porche en pierre. Au-dessus de ma tête, inscrit en lettre dorée sur le mur, une phrase : A vaincre sans péril on triomphe sans gloire. Je n’ai pas le temps de méditer dessus.

J’avance encore et je me retrouve dans une immense salle capitonnée de velours rouge. Assis confortablement, Astinos m’attend, un verre à la main, les yeux mi-clos. Je ne sais pas s’il dort ou pas. Il a l’air jeune, dix-sept ans, peut-être moins mais le bougre est immense. Son corps gigantesque dépasse de toute la longueur de son dos le dossier du fauteuil. Ses grands pieds essaient de trouver une place au sol sans s’entrechoquaient. Et ses mains, semblables à des battoirs ! Je ne sais quoi dire. Il porte une longue cape rouge qu’une interminable crinière recouvre en partie. Il semble calme, peut-être trop. J'aimerai un trou de souris pour pouvoir m'y cacher. D'un coup, je me sens mal à l'aise face à ce Léonite.

Puis, d’un geste de la main, il m’invite à m’assoir face à lui. Je m’affale plus que je ne le voudrais dans le moelleux du fauteuil. Un long silence… qu’il rompt d’une voix forte.

- Je vous écoute. Vous n’avez pas fait ce long chemin pour me regarder le blanc des yeux.

J’ouvre la bouche, comme pour happer un peu d’air ou me donner du courage, allez savoir. Ce héros m’impressionne alors je respire une immense goulée d’air et dans le souffle, je commence.

- Astinos, Comment vous décririez vous ?
- Je suis juste un Spartiate, je suis né pour le combat et j'aime ça
- Quel est votre arme de prédilection ?
- Je dirais l'épée même si je me débrouille bien dans le maniement de la lance
- Avez-vous déjà participé à un conflit ou à une guerre ?
- Je n'ai jamais participé à un conflit, seulement quelques escarmouches pour défendre les intérêts de la cité. Je suis encore jeune, j'ai le temps pour participer à beaucoup de conflits
- Que diriez-vous de votre maitre, seigneur Leonid As ?
- Je lui dois beaucoup, il m'a recueilli, m'a élevé. C'est vraiment quelqu'un de bien par contre il ne faut pas l'irriter...
Mais je suis fier d'être sous ses ordres.
- Votre parcours. J’ai entendu dire que pour vous endurcir votre Maître vous a chassé hors de sa ville, comme tous les guerriers de Sparte ? Expliquez-nous cet itinérance.
- Oui, cela fait partie de notre formation. Tous les ans les Spartiates âgés de huit ans sont envoyés hors de la cité et doivent survivre pendant un an. Pour ma survie j'ai dû tuer des loups notamment, c'était une bonne expérience. De ma génération on a été que 2 à survivre à cette épreuve...
- On dit que vous êtes le fils adoptif du Seigneur Léonid As. Avez-vous des avantages, des préférences ? Quels rôles jouaient vous au sein des héros de Sparte ?
- Il est vrai que je suis un peu à part, j'ai ma propre résidence, je ne sais pas si c'est un privilège. Au sein de l'armée je suis ni plus ni moins qu'un héros, je suis le pas des plus expérimentés pour devenir à mon tour l'un des leaders.
- Comment voyez-vous l’avenir de Sparte ?
- Je pense que Sparte va continuer son évolution, et devenir une place forte d'Ascalon
- Et celui d’Ascalon ?
- La région connaît actuellement pas mal de combats mais c'est localisé, seul certains seigneurs sont concernés. Pour ce qui est du futur, je pense que la région va beaucoup changer, les seigneurs dirigeants la région vont faire face à des loups affamés.
- En deux mots quels sont les qualités requises pour être un bon héros ?
- Force et Honneur

Et ce fut les mots de la fin. Il clos ses yeux tout en finissant son verre. Je me lève, le salue d’une main pour le remercier et sort. Il fait tout à coup bien plus chaud que tout à l’heure. Je m’extirpe de la cité de Sparte et continue mon voyage vers le Nord...






En bref...




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